4 mars 2017

Tchad: ce sont nos enfants qui errent

Ils n’ont pas plus de 12 ans pour la plupart et ils sont abandonnés dans la rue. Confrontés à l’épreuve de la vie, les enfants de la rue, n’ont au quotidien, comme seul souci, d’avoir quelques choses à manger et où dormir la nuit dans les rues ou dans les marchés de la ville.

 

En effet, il suffit de faire un tour dans la ville de N’Djaména, pour se rendre à l’évidence du nombre des enfants de la rue qui va croissant de jour en jour.

On les croise souvent grimper pieds nus et habillés en guenilles, les dépôts des ordures, pour trouver de quoi manger.  Ces enfants livrés à eux-mêmes, plongent à leur jeune âge, dans la consommation de stupéfiants de tout genre et, parfois,  maltraités et violés par des adultes se trouvant dans la même situation qu’eux.

Du fait des situations difficiles qu’ils vivent, ils sont exposés parfois à des maladies graves qui leur coûtent la vie.

Ces enfants, sont pour la plupart des orphelins, des enfants issus de grossesses non desirées et qui sont par la suite abandonnés par leurs mères et des enfants issus de familles instables et très pauvres. Ces pauvres gamins, ne viennent de nul part, ils sont tous citoyens tchadiens.

Alors pourquoi cette indifférence ? 

Étant citoyens, au-délà de sentiment de pitié que nous pourrions avoir à leur égard, nous devrions en principe par tous les moyens défendre leur droit, en tant que personnes  et enfants.

Il y a certes, L’État(qui intervient, peu soit-il) ; certaines ONG ; des associations et des personnes de bonne volonté qui oeuvrent en faveur de ces enfants en détresse. Mais bon nombre de la population banalise la situation de ceux-ci  comme, s’ils l’avaient bien mérité.

Pourtant, comme tous les autres enfants, ceux vivant dans les rues ont le droit d’être soignés, protégés des maladies, d’avoir une alimentation suffisante et équilibrée. Ils ont aussi le droit d’être éduqués, le droit d’avoir une famille, d’avoir un refuge et le droit d’être protégés contre toute forme de discrimination.

Pour ce faire, le ministère en charge de questions d’enfants, doit s’impliquer davantage pour favoriser le droit et l’insertion sociale et professionnelle des enfants des rues pour qu’ils soient utiles pour la société.
Enfin, la population dans son ensemble, doit être solidaire vis-à-vis de ces innocents laissés sans assistance à la merci de la nature.

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