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Tchad: ce sont nos enfants qui errent 

Ils n’ont pas plus de 12 ans pour la plupart et ils sont abandonnés dans la rue. Confrontés à l’épreuve de la vie, les enfants de la rue, n’ont au quotidien, comme seul souci, d’avoir quelques choses à manger et où dormir la nuit dans les rues ou dans les marchés de la ville.

 

En effet, il suffit de faire un tour dans la ville de N’Djaména, pour se rendre à l’évidence du nombre des enfants de la rue qui va croissant de jour en jour.

On les croissent souvent grimper pieds nus et habillés en guenilles, les dépôts des ordures, pour trouver de quoi manger.  Ces enfants livrés à eux-mêmes, plongent à leur jeune âge, dans la consommation de stupéfiants de tout genre et, parfois,  maltraités et violés par des adultes se trouvant dans la même situation qu’eux.

Du fait des situations difficiles qu’ils vivent, ils sont exposés parfois à des maladies graves qui leur coûtent la vie.

Ces enfants, sont pour la plupart des orphelins, des enfants issus de grossesses non-desirées et qui sont par la suite abandonnés par leurs mères et des enfants issus de familles instables et très pauvres. Ces pauvres gamins, ne viennent de nul part, ils sont tous citoyens tchadiens.

Alors pourquoi cette indifférence ? 

Étant citoyens, au delà de sentiment de pitié que nous pourrions avoir à leur égard, nous devrions en principe par tous les moyens défendre leur droit, en tant que personnes  et enfants.

Il y a certes, L’État(qui intervient, peu soit-il) ; certaines ONG ; des associations et des personnes de bonne volonté qui oeuvrent en faveur de ces enfants en détresse. Mais bon nombre de la population banalise la situation de ceux-ci  comme, s’ils l’avaient bien mérité.

Pourtant, comme tous les autres enfants, ceux vivant dans les rues ont le droit d’être soignés, protégés des maladies, d’avoir une alimentation suffisante et équilibrée. Ils ont aussi le droit d’être éduqués, le droit d’avoir une famille, d’avoir un refuge et le droit d’être protégés contre toute forme de discrimination.

Pour ce faire, le ministère en charge de questions d’enfants, doit s’impliquer davantage pour favoriser le droit et l’insertion sociale et professionnelle des enfants des rues pour qu’ils soient utiles pour la société.
Enfin, la population dans son ensemble, doit être solidaire vis-à-vis de ces innocents laissés sans assistance à la merci de la nature.

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Tchad : la crainte d’une année blanche

Le Tchad traverse une crise économique sans pareille. Pour juguler cette crise, le gouvernement a décidé d’opérer des coupes budgétaires dans tous les secteurs. Pour ce faire, 16 mesures dites d’urgence ont été adoptées. Ces mesures ont été suivies  d’un bras de fer entre le gouvernement et les syndicats qui qualifient ces dernières d’impopulaires.

universite-ndjamena

De cela quelques mois, l’administration fonctionne au ralenti, les portes des écoles ainsi que celles des universités sont fermées à cause de la grève de fonctionnaires.

En effet, les enseignant-chercheurs sont en grève depuis 6 mois pour exiger à l’État le paiement des arriérés de salaire, de primes de recherche, des arriérés de vacation, des heures supplémentaires, des primes d’encadrement, de soutenance, de jury et autres.

Réduction des primes et des indemnités des enseignants

Cependant, au lieu de résoudre le problème des enseignants, le gouvernement va plutôt réduire leurs primes et indemnités jusqu’à 50% puis supprimer la bourse de subside des étudiants  à travers ces mesures d’austérités.

Depuis lors, les portes des universités sont fermées, et les étudiants qui ont longtemps attendus en vain la reprise des cours de l’année académique 2015-2016 ne savent à quel saint se vouer.

Cette crise qui perdure a amené plusieurs milliers des étudiants Tchadiens à quitter le pays pour aller étudier dans les pays voisins, dont la majorité d’entre eux se sont inscrits dans les universités du Cameroun.

Les divisions internes du bureau national des étudiants

Par ailleurs, le bureau de l’Union Nationale des Étudiants Tchadiens (UNET), est très divisé. Et pourtant, il est censé entreprendre de démarche auprès des autorités en charge en vue d’obtenir de solution aux problèmes des étudiants.

Ainsi, plus d’un semestre de cours perdu, mais les questions qui demeurent préoccupantes à mes yeux sont: quand et dans quelles conditions les cours reprennent-ils ? Comment les programmes de l’année académique 2015-2016 seront-ils achevés ? Que fera-t-on de nouveaux bacheliers ?

Bref, plusieurs problèmes demeurent jusqu’aujourd’hui irrésolus, et le gouvernement semble être moins préoccupé. Alors, ne craint-on pas une année blanche dans nos universités ?

Tchad : une rentrée scolaire incertaine

Alors que les cours débuteront bientôt pour le compte de l’année
scolaire 2016-2017, visiblement beaucoup d’établissements
primaires et secondaires de la capitale tchadienne ne sont pas prêts à
accueillir les élèves qui attendent impatiemment la reprise des cours.

En effet, après avoir effectué un tour dans plusieurs écoles
primaires et secondaires de la capitale, le constat est presque le
même dans les établissements publics. Ces derniers sont complètement
inondés par les eaux des pluies à cause de manque de canalisation et
seront donc pratiquement pas prêts pour la rentrée scolaire 2016-2017
pourtant prévue officiellement pour le 15 septembre par le ministère
de l’éducation nationale et la promotion civique.

Pour preuve, le lycée de N’Djari et l’école communale d’Amriguebé
situés respectivement au 8ème et 5ème arrondissement sont devenus des
véritables mares d’eau. Les élèves qui sont nostalgiques des cours
après trois mois des vacances devront encore patienter un peu plus
pour retrouver le chemin de l’école.

Ecole communale d'Amrigubé

École communale d’Amrigubé

Cependant, les responsables des ces écoles affirment que la rentrée
aura bel et bien lieu à la date prévue malgré ce grand défi. Chose peu
probable vu l’état actuel de ces établissements.

Fort de ce constat, je n’arrive pas à croire que la rentrée scolaire
aura lieu dans certaines écoles primaires et secondaires à cause des
inondations. Pour ce faire, les établissements publics doivent être
dotés de moyen conséquent qui leur permettra d’assurer le suivi et
l’entretien des écoles surtout en saison pluvieuse. Car, cela permet
aussi de préparer la prochaine rentrée dans le respect du calendrier
scolaire.

TCHAD : « coup de gueule » d’un usager du transport en commun à N’Djaména

N’Djaména : l’énigme des usagers du transport en commun

A partir du moment où la ville de N’Djaména s’agrandit, le transport en commun devient un véritable problème pour la population qui est bien obligée de l’utiliser, soit pour se rendre sur son lieu de travail, soit pour se rendre à l’école ou autre. A N’Djaména, le transport en commun est en effet très mal organisé, la plupart des taxis et mini-bus utilisés pour ce transport sont inadaptés et en mauvais état. À cela s’ajoute l’entassement dont les usagers sont victimes.

Dans une ville en pleine croissance démographique, le transport en commun joue un rôle essentiel pour le déplacement des personnes et contribue à la croissance économique du pays. Il est du devoir de l’État d’organiser ce secteur de façon à ce qu’il soit profitable à tous. Pourtant, ce domaine très important est tenu par des individus qui fixent sans aucune inquiétude les prix et le nombre de passagers selon leur volonté ! Ainsi, les interventions des autorités pour tenter de réduire le nombre des passagers dans les taxis et mini-bus sont totalement vaines.

Le nombre des passagers dans les taxis et mini-bus a augmenté et le prix aussi. Le nombre de passagers, fixé à 14 pour le mini-bus, monte en réalité jusqu’à 22 ! De même, le nombre de passagers dans les taxis est passé de 3 auparavant à 5 aujourd’hui.

Dans tout cela, ce qui m’étonne le plus c’est le comportement irrespectueux des apprentis conducteurs de mini-bus. En effet, ces derniers sont pour la plupart très jeunes et psychologiquement inconscients, ils grondent, ils profèrent des injures sur les passagers et parfois harcèlent les jeunes filles. Cela cause souvent la bagarre entre passagers et apprentis conducteurs. En outre, si on emprunte le mini-bus pour se déplacer d’un endroit à un autre dans la ville, il est très difficile d’arriver à l’heure, on arrive parfois avec 30 ou 40 minutes de retard en raison des très nombreux arrêts au cours du trajet.

Devant cette situation déplorable, l’État doit se soucier d’assurer un transport de qualité à la population ; il doit créer des infrastructures pour le transport urbain et organiser le transport en commun. Il devrait aussi contrôler les véhicules destinés au transport en commun, et aussi fixer le prix et le nombre des passagers. Enfin, la population qui paye, doit logiquement exiger un certain confort en se déplaçant ; mais je dois dire qu’en tant que citoyen usager il me semble que la population dans son ensemble est indifférente à toutes ces questions. Pourtant elle devrait prendre conscience du problème et dénoncer l’entassement et le manque de confort qu’elle subit au quotidien dans le transport en commun.